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Catastrophe – Une trentaine de maisons à risque sur la Haute

Catastrophe – Une trentaine de maisons à risque sur la Haute

Les dangers sur les collines de Manjakamiadana s’amplifient. Des bâtiments fissurés et « inhabitables » sont récemment détectés.

Prospection décisive. Au moins trente maisons sont considérées inhabitables sur la colline de Manjakamiadana. «Des fissures sont constatées sur ces bâtiments. Les dégâts sont irréparables. Leurs occupants doivent les abandonner pour éviter le danger», explique une source avisée, hier. C’est le résultat des travaux de prospection effectués par les équipes du Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), de l’Université d’Antananarivo, et du ministère auprès de la Présidence en charge des projets présidentiels, de l’aménagement du territoire et de l’équipement (M2PATE), la semaine dernière.La plupart de ces maisons sont de type traditionnel, elles se trouvent à Antsa- hondra, à Ampamarinana, à Ambohipotsy et à Tsimia-lonjafy. La sensibilisation de leurs propriétaires a été déjà lancée. « Il est impossible de faire des réparations. La fissure se développera tout de même. Nous pensons que c’est l’instabilité du terrain qui est à l’origine de ces fissures », enchaîne la source. Des études approfondies sur la structure du sous-sol seront menées ultérieurement pour connaître la vraie cause. La détection des bâtiments présentant des failles continuerait sur cette colline.Le M2PATE proposerait un relogement des ménages concernés. Des parcelles de terrain sont disponibles à Ambohidratrimo et l’État serait prêt à les indemniser et à leur donner gratuitement des terrains.

D’autres zones à risqueLes risques d’écroulement et de glissement de terrain touchent la majeure partie des collines d’Antananarivo-ville. De nouvelles zones à risque sont détectées par des techniciens de l’Institut et observatoire géophysique d’Antananarivo (IOGA). Il s’agit des quartiers de Manakam- bahiny et d’Andrainarivo.« L’écroulement de sol blanc emporté par l’érosion est un signe d’altération des roches. Son état sablonneux prouve, par exemple, la présence de quartz de roche dans le sol», explique Njandry Andriamanaosoa, chercheur au sein de cet Institut.Des glissements dangereux de terrain, comme le cas sur la colline de Manjakamia-dana en 2015, menaceraient de se produire dans ces deux quartiers. Toutes les constructions près de l’altération peuvent s’affaisser. La source du dégât est inexplorée, jusqu’ici, ce qui compliquerait les mesures préventives. Njandry Andriamanaosoa fait appel aux habitants des zones concernées et aux chefs fokontany, de surveiller la provenance de ce sol et de la communiquer aux autorités compétentes.

Danger écarté à Ambatovinaky

Le bloc de rocher de 4,8 tonnes, qui menaçait de s’écrouler à Ambatovinaky, a été enlevé, hier. Les travaux ont été effectués conjointement par les sapeurs-pompiers et le BNGRC. Les travaux de démolition du bloc de rocher de 12 tonnes qui présente les mêmes dangers, à Tsimialonjafy, devraient débuter immédiatement. L’étude de faisabilité des travaux pour « un zéro casse », est en cours. L’évacuation des ménages a déjà commencé, hier.

Miangaly Ralitera