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Chronique : l’automne de la solidarité

L’heure de vérité approche, une échéance que ceux qui la craignent souhaiteraient reculer tout en appréhendant qu’une initiative à cet effet ne leur cause plus de tort que d’avantage, sans ne se rendre compte que le flou qu’ils entretiennent à ce sujet érode chaque jour la crédibilité déjà si ténue concernant leur compétence et leur honnêteté.Aux abois le parti premier soutien du Chef de l’Etat sonne le rassemblement des partis alliés, à l’instar des forces politiques opposées au pouvoir qui elles ont disposé plusieurs plates-formes actives pour encercler l’adversaire. Une fois encore les circonstances risquent de mettre à jour le mal des activités politiques qui ne reposent sur aucune « idéologie » claire sinon sur des poncifs. Pour cette raison les clivages sont changeants, les petits calculs qui répondent à la recherche de profits particuliers circonstanciels, ont vite fait de noyer les clichés ânonnés concernant l’idéal patriotique voué à la défense des intérêts supérieurs de la nation.Il faudrait faire preuve d’une grande dose de candeurpour croire que le paysage est figé, demain une redistribution des cartes (enveloppes bourrées de billets) viendra le modifier temporairement, alors que les donnes du surlendemain promettent de le bouleverser à nouveau.Ce contexte donne une lecture des contradictoires manifestations de fébrilité au sein même de l’équipe au pouvoir. Tous partagent sans doute le même sentiment que le bateau prend dangereusement de la gite, et si les rats ne quittent pas encore le navire, les passagers se déchirent pour profiter des derniers moments afin de s’emparer des derniers restes. Il n’y a plus scrupule à faire mentir le proverbe « l’union fait la force » ni honte à révéler publiquement que la solidarité gouvernementale a fini d’être. Le remaniement du gouvernement se présente comme une nécessité pour espérer sauver les meubles, cependant les membres actuels semblent oublier cette obligation d’avoir à tenter une dernière chance et se font comme unique obsession la rivalité, pour profiterà qui mieux mieux des derniers beaux jours.

Léo Raz