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Vie sociale – Deux Malagasy sur trois vivent dans l’extrême pauvreté

Vie sociale – Deux Malagasy sur trois vivent dans l’extrême pauvreté

La famille moyenne bientôt rayée de la classe sociale. La majorité de la population malagasy souffre de pauvreté extrême, selon un rapport de la Banque mondiale. Le taux de pauvreté dans le milieu urbain est de 48 % contre 77 % dans le milieu rural. 91% de la population vivent en dessous du seuil national de pauvreté (moins de 2 dollars par jour) dont 71% vivent dans l’extrême misère avec moins de 1,25 dollar par jour.

Toutefois, Madagascar figure parmi les pays les plus riches du continent Africain en termes de ressources naturelles. Notre pays regorge d’une grande quantité d’or, de charbon, cacao, vanille, nickel, cobalt, de terres rares ou encore d’autres matières premières de haute qualité. Les dirigeants des associations qui œuvrent dans la lutte contre la pauvreté dans le pays sont du même avis concernant ce phénomène. La corruption est la principale cause de la pauvreté de la population malagasy. Bon nombre de compagnies étrangères s’acquittent des redevances à l’Etat ou collectivités territoriales. Mais cet argent est détourné par une minorité laissant la population dans la faim, le manque de soins et d’emplois, ainsi que la pollution de l’environnement.Prise de conscienceDans différents domaines, la Grande île est parmi les premiers fournisseurs des pays européens et asiatiques. Beaucoup d’entreprises utilisent des matières premières locales. Pourtant, ces ressources naturelles sont exploitées par des compagnies étrangères. Ces entreprises profitent d’une main d’œuvre abondante et moins chère. Elles bénéficient également d’une faible pression fiscale. Elles exportent des produits bruts lesquels seront revendus dans le pays à des prix plus chers après transformation à l’extérieur. La lutte contre la pauvreté est une affaire de tous. Sur ce, la prise de conscience de tout un chacun est de mise. « Nous sommes actuellement à quelques mois de l’élection présidentielle. Pour mettre fin à cette pauvreté, il faudrait une réelle prise de conscience pour la population en choisissant des dirigeants qui vont servir le peuple et non se servir. Il faut également mettre en valeur nos ressources naturelles dans un partenariat « gagnant-gagnant » », avance Rindra Rabefaritra, étudiant et chercheur à l’université d’Antananarivo. Outre ces facteurs déterminant la pauvreté, la dégradation des conditions météorologiques, la sécheresse qui engendre la difficulté à l’accès à l’eau potable sont des problèmes à gérer pour les responsables étatiques, outre l’insécurité alimentaire chronique et l’illettrisme. Recueillis par Anatra R.