Midi Madagasikara : Administration & Institutions

Participation des jeunes aux élections : L’ONG Hari met en place deux stratégies

La participation des jeunes au processus électoral, c’est un enjeu de taille non seulement pour la Ceni mais aussi et surtout pour les organisations de la société civile qui jouent également un rôle majeur dans le processus. C’est dans cette optique que l’ONG Hari (Hevitra Atambatra Rehareha Iombonana) lance une activité citoyenne dont le but n’est autre que de sensibiliser les jeunes, d’une part à participer aux élections, et de s’impliquer, de suivre de près la situation politique du pays, d’autre part. A s’intéresser davantage à la politique succinctement. Effectivement, d’après le dernier rapport de la Ceni sur la Rale (Révision Annuelle des Listes Electorales) 2016-2017, 18,90% des jeunes sont inscrits sur les listes électorales. Un taux jugé faible pour un pays à population majoritairement jeune. L’ONG Hari veut donc inverser progressivement la tendance et s’attend à une augmentation, en amont, du taux d’inscription des jeunes sur les listes électorales et de leur taux de participation aux élections, en aval.

Recommandations. L’ONG Hari a donc mis en avant quelques recommandations. Il s’agit, en l’occurrence, selon les explications de Nantenaina Rakotonirina, directeur exécutif de l’organisation, de « s’investir dans et pour l’éducation ainsi que la formation des jeunes, de renforcer les capacités des associations des jeunes œuvrant pour la promotion de la jeunesse et de les appuyer financièrement et logistiquement ». Mais ce n’est pas tout. L’organisation a d’ores et déjà élaboré deux stratégies pour ce faire, en précisant au passage qu’elles sont en cours de réalisation. « Dans un premier temps, nous allons mettre en place une plateforme de la jeunesse à tous les niveaux (ndlr : décentralisés et déconcentrés) qui s’engage à informer et à former les jeunes et à renforcer le partage d’expériences entre eux en matière d’éducation citoyenne et de gouvernance électorale », indique Nantenaina Rakotonirina. Avant de poursuivre que « dans un second temps, nous mettrons en place un réseau de communication en partenariat avec les professionnels des médias pour rendre efficace la diffusion des idées, des points de vue et de transmettre les plaidoyers des jeunes issus de toutes les régions et qui sont concernés par ces thématiques ».

Aina Bovel