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SeFaFi sur les textes électoraux : « Les autorités ont mis l’embargo sur la version finale du projet »

Connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, le SeFaFi se demande quelle sera la situation de Madagascar à la fin du quinquennat du pouvoir en place et des élections présidentielles et législatives. Pour l’observatoire de la vie publique, la question se pose avec acuité, car une incertitude générale affecte l’ensemble de la population : elle est sensible en matière d’insécurité et de paupérisation généralisées, mais plus encore pour ce qui touche à la préparation des élections de 2018. Sur ce dernier point d’ailleurs, la société civile et la communauté internationale attendent d’être informées sur le déroulement de ces élections, notamment sur leur date et sur le cadre juridique qui doit présider à leur déroulement. Il estime ainsi que « le pouvoir s’obstine à maintenir l’opinion dans l’ignorance, ce qui empêche les différents acteurs de se préparer sereinement à cette échéance majeure… Après une consultation fortement médiatisée de la société civile sur les textes électoraux, les autorités ont mis l’embargo sur la version finale du projet. Et ce, sous prétexte que l’adoption des lois est la prérogative du pouvoir législatif et non de la société civile ! C’est ainsi qu’il avait déjà été procédé pour l’adoption du Code de la communication médiatisée (loi n° 2016-029) : élaboré dans le cadre d’un processus participatif, il a été réécrit par les autorités pour devenir un texte qualifié de Code liberticide par les journalistes ».

Calendrier électoral. Pour sa part, la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) a émis à plusieurs reprises le souhait de voir fixée la date des élections de 2018 et par elle-même – demande à laquelle l’Exécutif n’accèdera sûrement pas. En attendant, le Premier ministre refuse d’annoncer le calendrier électoral attendu par la CENI, les partis politiques, la société civile et les bailleurs de fonds, pour que tout le monde soit sur un pied d’égalité. En clair, les dirigeants jouent la montre, faute de pouvoir verrouiller les textes.

Véritables causes. Que ce soit en ville, dans les campagnes, ou sur la route, chacun peut se voir à tout moment agressé, dépouillé, blessé, kidnappé, ou tué. Et de nombreux témoignages prouvent que cela se passe dans une scandaleuse complicité entre malfaiteurs et forces de l’ordre, ou entre forces armées et justice. Le SeFaFi de se demander également « le pouvoir a-t-il la volonté de s’attaquer aux véritables causes de l’insécurité et de l’injustice ainsi qu’aux réseaux qui les génèrent, ou préfère-t-il verrouiller les informations et se défausser sur de simples effets d’annonce

Recueillis par Dominique R.

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