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Les saisies d’or à Ivato sont de plus en plus fréquentes

Les tentatives d’exportation illégale d’or se poursuivent. Dernièrement la Douane de l’aéroport d’Ivato a saisi près de 4kg d’or -3,900kg plus exactement, qu’un touriste étranger à destination des Seychelles a caché dans ses valises. Auparavant un ressortissant chinois qui devait transiter par Maurice pour se rendre à Hong-Kong a lui aussi été interpellé avec des lingots d’or (environ 4kg) dans ses bagages en soute si deux femmes d’origine malgache ont été arrêtées par la Douane d’Ivato pour la même raison ; ce dernier cas a provoqué des commentaires et de vives réactions car un officier supérieur des forces armées était intervenu en faveur des deux femmes pour les soustraire des bureaux de la Douane à Ivato. En tout et en quelques mois selon les responsables, la Douane a saisi et déposé auprès de la Banque centrale environ 32kg d’or à l’aéroport.

D’après le responsable de la Douane à l’aéroport d’Ivato, les saisies sont le résultat de l’efficience de la stratégie adoptée et des équipements (tel le scanner) qui sont performants. L’exportation d’or de Madagascar est réglementée et facilitée apprend-on auprès du ministère des Mines. Et depuis près d’un an le service des Mines d’Ampandrianomby-Antananarivo a enregistré et traité quelque 1,300 tonne destiné à l’exportation. La démarche pour légaliser l’exportation d’or consiste à obtenir d’abord auprès du laboratoire des Mines le procès-verbal de constatation et d’authentification/conformité et ensuite il faut payer les droits et redevances. Le reste consiste à faire la déclaration en douane avec présentation de la facture de la marchandise et déposer auprès de la Douane la déclaration de rapatriement de devises ou la domiciliation bancaire.

Selon le responsable de la Douane d’Ivato, un passager résident est autorisé à emporter sur lui 250gr d’or si un étranger peut légalement emporter un kilogramme d’or. Toujours est-il qu’il faut que ces marchandises fassent l’objet de déclaration. Par ailleurs la détention d’un permis minier, fut-il un permis d’exploitation aurifère, ne signifie pas une autorisation d’exportation légale.