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Quid de l’école

Quel type d’école voudrions-nous Quel genre de  formation Quelle forme d’initiation pour nos enfants Autant de questions auxquelles nous, parents et responsables étatiques, devrions répondre à leurs justes valeurs. Depuis la nuit des temps, l’éducation des enfants tenait toujours une place de premier choix. L’idée de transmettre une connaissance à leurs progénitures, quelle que soit sa forme, se trouvait au centre de leurs préoccupations. Dans l’Antiquité, dans l’empire du Milieu, en Egypte, dans l’empire gréco-romain, une structure chargée de l’initiation des jeunes enfants existait déjà.

D’abord réservée aux petits de la haute hiérarchie sociale, souvent dans la Cour royale ou impériale, et progressivement au fil du temps, la transmission du savoir se démocratisait. De nos jours, l’éducation, métamorphosée en structure étatique de grande importance, devient un enjeu de taille. Dans les pays en développement, la gestion du département de l’éducation constitue, à la fois, un défi sinon un casse-tête permanent très difficile à surmonter du fait qu’elle nécessite un colossal budget mais dont le rendement se joue à long terme. En contrepartie, la « mainmise » du ministère de l’Education nationale (Men) permettrait  au régime, en place, de s’assurer d’un immense vivier d’électeurs utiles. Les hauts responsables de l’Etat en charge de l’éducation sont constamment confrontés à un dilemme sur le choix à adopter relatif à l’orientation de l’instruction publique que l’on appliquerait aux élèves malagasy. Le Men, en place, concocte de nouveaux programmes et surtout de nouveaux calendriers scolaires qui suscitent, au final, la levée des boucliers des parents et de grands établissements scolaires privés et confessionnels. Le ministre Paul Rabary tentait de défendre, bec et ongles, son « œuvre ». Toutefois, la vraie question qu’on devrait se poser se résume ainsi : « quelle école voudrions-nous » Le plus important à déterminer réside dans le contenu de l’éducation ainsi que l’objectif à atteindre. En Allemagne, suite à la débâcle après la guerre, le contenu et l’objectif de l’enseignement s’orientaient vers la reconstruction rapide du pays tant matérielle qu’économique et même morale. Tout le monde le sait où en est ce pays actuellement. Ainsi, le plus important consiste, d’abord, à confectionner le « contenu » de l’enseignement, en même temps,  bien définir les objectifs à atteindre. La forme de la mise en pratique suivrait après. Tous les acteurs touchés de près ou de loin par ce grand et complexe secteur se doivent d’accorder leur violon sur le sujet. Intérêts supérieurs de la Nation obligent ! Pour sortir le pays de ce cercle vicieux de la misère, le secteur éducation tient un rôle stratégique à jouer. Un très grand défi que tous les responsables de tous bords, Etat ou privé, doivent relever ensemble. En somme, changer ou glisser le calendrier scolaire selon les réalités climatiques mérite une étude approfondie. A l’heure où l’on mise beaucoup sur la mobilité des étudiants de divers continents, il serait regrettable de priver nos futurs dirigeants de tels avantages dans la mesure où notre système s’isole. Il faut éviter une éducation à deux vitesses. Quand le calendrier scolaire serait adapté aux conditions climatiques locales, les écoles françaises  maintiendraient le leur. Etant donné que les enfants des familles aisées ou ceux du pouvoir fréquentent les écoles françaises, l’école à deux visages apparaitrait.Ndrianaivo